Il y a des jeux dont on attend tellement la venue que lorsque l'écran de fin arrive après plus de 20 heures de guerres, de révelations, de surprises que j'en viendrais presque à verser une larme tellement c'est trop bon.
On savait à quel point cet opus serait très important pour Kojima et Sony. La série des MGS a largement contribué aux succès des playstations et autant le dire de suite on l'attendait au tournant.
C'est avec une certaine impatience que je retire le blister de MGS4 mais
aussi une certaine tristesse, ça fait deux ans maintenant que Kojima nous répète
que ce MGS sera le dernier pour Snake, et je me souviens encore de ce trailer
où Snake l'air désespéré semble se suicider...
Historiquement parlant, MGS4 aurait du voir le jour sur PS2, le moteur du
jeu était d'ailleurs un dérivé de celui utilisé dans MGS3, suite à l'apparition
de la PS3, Kojima a décidé de recommencer son jeu mais cette fois sur la PS3.
Voilà pourquoi l'attente a été longue, mais le résultat est là : EPOUSTFLANT !
Je ne suis pas coutumier des tests de jeux où il est tout beau, tout joli,
et je n'attache pas non plus à des détails de petites importances tant que cela
ne nuit pas aux plaisirs du joueur, parce qu'après tout un rendu graphique
raté, de l'aliasing ça de devient gênant que lorsque le jeu ne captive pas suffisamment
le joueur. J'ai lu assez de preview de ce jeu, et après l'avoir fini je peux
dire que ceux qui ont noté ce jeu en dessous de 20/20 ne sont que des abrutis
incapable de reconnaître un vrai chef d'oeuvre quand il se montre et encore
moins savoir l’apprécier. Pour moi, MGS4 est sans contexte largement supérieur
graphiquement que GTA IV quand à l'ambiance sonore et la réalisation des
cinématiques il n'a pas d"égale tout simplement.
Alors certes, il nécessite une installation au début du jeu, ainsi qu'un
déploiement de quelques minutes entre chaque chapitre. Si ça peut surprendre au
début, on s'y fait assez vite, et quand on passe 5-6 heures sur un chapitre
faire une pause et fumer une clope avec Snake (pendant la phase d'install, on
voit snake fumer sa clope tranquillement) c'est pas si mal, tant pis pour ceux
qui ne fume pas. Parallèlement à ça, le jeu semble installer ses données
pendant les cinématiques, c'est sûrement ce processus qui créé de léger
ralentissement chose assez bizarre que dans le jeu pendant les scènes de
combats intenses où l'écran fourmillent de geckos (les robots bipèdes) et de civils
tentant de sauver leurs vies avec divers débris de métaux, bois, poussières projetés
dans l’air, le framerate ne bouge pas. Pour moi donc, le but était de minimiser
l'attente entre chaque chapitre au minimum sans nuire à la qualité d'ensemble :
le passage entre les phases de gameplay et les cut scènes est tellement ingénieux
qu'on ne se rend même pas compte qu'il faut continuer à jouer si ce n'est le
HUD qui réapparaît...
Tout ça pour dire que contrairement à ce qu'on pouvait lire : le jeu est
très fluide, l'aliasing n'est pas si prononcé que ça. Faut vraiment se la toucher
des nuits entières sur Crysis pour raconter des conneries pareilles.
Difficile de parler du jeu en lui même sans donner des informations sur
l'histoire et d'un autre coté tout le monde n'a pas de PS3 mais à jouer aux
anciens MGS et aimerait peut être connaître le fin mot de tout ça sans avoir à
acheter la console rien que pour ça (je répond au mp au cas où pour les curieux),
quoique ce jeu mérite largement un petit effort, essayer de se faire prêter une
console, posez vous trois jours de congé et laissez vous guider par le vieux
Snake !
MGS4 c'est aussi le plaisir de revoir d'anciens personnages de la saga :
Vamp, Psycho Mantis, Raiden, Rosemary, Otacon, Sunny, Naomi, Meryl, Akiba,
Liquid & Ocelot, Eva, Mei Ling, Colonel Campbell, Major Zero etc... et
Naked Snake alias BigBoss.
Snake a certes vieilli, son corps a été programmé pour avoir une durée de
vie limitée, il en reste pas moins très efficace. Il faudra user de compresses
histoire d'éviter que ses rhumatismes ne le gênent trop, il a de la ressource
le vieux serpent.
La chose amusante dans MGS4 est que chaque chapitre, chaque protagoniste
apporte son lot d'explications et même quand on approche de la fin on ne sait
pas tout et les derniers rebondissements surgissent, jusqu’au générique de fin !
Que dire de l'affrontement à mains nues, au CQC, entre Solid Snake et Liquid
Ocelot au sommet de d'un énorme bâtiment où les visages des membres de
l'opération Snake Eater (BigBoss, Ocelot, Zero, Singint, paramedic, eva) sont
gravés à jamais dans le metal ? Tout simplement grandiose, cet épilogue où les
cuts scènes et les phases de gameplay sont fondus sans aucune distinction,
Kojima en nous offrant ce combat d'anthologie, à par ailleurs sans le savoir
mis une énorme baffe aux jeux de bastons, à côté Tekken c'est pour les gosses !
Et Raiden, ce personnage qui prend une place toute particulière dans le jeu,
au point qu'on en viendrait à admirer sa détermination et son courage.
MGS 4 c'est surtout la narration d'une fin, Kojima a réussi à nous faire
croire que c'était la fin de Snake, mais pas vraiment comme on l'imaginait : et
comme lui dit un autre serpent : "Vieillir fait parti de la vie, et on ne
peut rien contre ça." MGS 4 c'est la fin d'une ère, créé par des hommes
qui pensaient perpétuer la volonté de The Boss, et qui au final ont vu leur
système leur échapper. MGS 4 narre aux joueurs le sacrifice de ces personnes
pour mettre fin à tout ça, et ainsi par la même occasion permettre à Snake de
déposer les armes une fois pour toute.
La musique est comme toujours digne d'un grand film d'action, on en
viendrait presque à verser une larme tellement certains évènements sont riches
en émotion.
Pour conclure, MGS 4 ne peut pas avoir de note selon moi, car il n'y a pas
de jeux toutes plateformes confondues pouvant donner un élément de comparaison.
Ending MGS 4 (wma)
TheDark
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